Le web 2.0 selon Fred Cavazza...

Fred Cavazza est consultant indépendant, il édite depuis plusieurs années un blog qui traite d'innovations dans le monde de l'internet.

Qui êtes vous et quel est votre rapport avec le web 2.0 ?

En fait mon vrai nom c'est Frédéric Cavazza (et non Fred Cavazza ;-), je travaille dans le monde de l'internet depuis près de 9 ans et j'essaye au quotidien de trouver des solutions innovantes pour rendre les sites web et les services en ligne plus performants.

J'ai une très forte activité de veille sur les dernières tendances de l'internet et le web 2.0 occupe le devant de la scène depuis pas mal de temps. C'est devenu un sujet incontournable, mais à l'époque où j'ai commencé à en parler sur mon blog (juillet 2005), c'était plus vu comme un gadget ou une curiosité.

J'ai une formation en marketing et une sensibilité particulière pour tout ce qui tourne autour de la conception centrée sur les utilisateurs. De ce fait, l'architecture participative du web 2.0 (qui met l'utilisateur au centre des préoccupations) en fait un de mes sujets de prédilection.

Si vous deviez expliquer le web 2.0 à tout un chacun, qu'est-ce que vous diriez ?

Si je devais résumer en quelques mots les concepts du web 2.0 ça serait les suivants : Le web en mode lecture / écriture (the read / write web). Il me semble que c'est Richard MacManus qui a pour le première fois donné dette (courte) définition.

Mais la question importante n'est pas "Qu'est-ce que le web 2.0 en quelques mots ?" mais plutôt "Pourquoi le web 2.0 est-il aussi complexe à expliquer ?". Tout simplement parce que le web traditionnel (sous-entendu centralisé) souffre de nombreux maux, et que les concepts du web 2.0 apportent un ensemble d'outils et de solutions qui se chevauchent en certains points.

En quelques lignes, le web 2.0 apportent à la fois des évolutions technologiques : une reformulation du DHTML et Ajax, une simplification des web services avec des protocoles moins sophistiqués comme REST, es architectures ouvertes et modulaires pour plus de réactivité et de souplesse, une amorce de structuration du contenu avec les débuts du web sémantique ; et une véritable révolution fonctionnelle avec des approches très disruptives comme le marketing collaboratif, l'intelligence collective, les réseaux sociaux, les plateformes d’échanges ou encore le crowdsourcing.

Qu'est ce que représente le web 2.0 dans le monde d'aujourd'hui, quel impact sur la société, l'économie, la technologie et autres ?

Difficile à dire pour l'instant. Il ne faut pas oublier que la blogosphère (au sein de laquelle le débat sur le web 2.0 fait rage) est minuscule et que le grand public (la France du milieu) est encore loin de s'approprier des outils très tendances comme FlickR, les flux RSS ou encore les portails de social shopping.

Les élections municipales de 2007 vont peut-être marquer l'avènement de la société 2.0 avec des blogs de proximités pour les candidats ou des espaces collaboratifs pour débattre de la politique municipale.

Toujours est-il que je suis intimement persuadé que la révolution du web 2.0 est derrière nous : plus rien ne sera comme avant. Est-ce que vous imaginez les jeunes abandonner leurs skyblogs ? Est-ce que vous imaginez une boutique en ligne sans possibilité de noter les produits ? Est-ce que vous imaginez un site d’information sans commentaires ou avis ? Non, toutes ces pratiques sont maintenant acquises et sont la preuve que notre façon de consommer l’internet a définitivement évoluée. En un mot comme en cent : plus rien ne sera comme avant mais l’avenir reste encore à écrire.

Le web 2.0, et après ?

Le plus déstabilisant avec le web 2.0, c'est que le potentiel qui se cache derrières ces nombreux concepts se découvre au fur et à mesure. Comprenez par là que nous n'en sommes qu'au début d'une ère nouvelle où les utilisateurs vont pouvoir décider des contenus et fonctionnalités qu'ils vont consommer, à défaut ils les créeront eux-mêmes. Tous les services et outils permettant de concrétiser ce paradigme sont encore loin d'être finalisés.

Pour l'instant, seules les industries de l'information, des logiciels et de l'entertainement (musique, films, jeux vidéos…) ont été bousculés par les concepts disruptifs du web 2.0. Mais à terme, ce sont tous les secteurs d’activité qui seront touchés : tourisme, banque et services financiers, distribution, biens de grande consommation...


Publié par Fred Cavazza le mardi 07 novembre 2006 à 17:41
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Ci-dessous la liste des liens qui référencent Le web 2.0 selon Fred Cavazza...:

» Web 2.0 = Business 2.0 ? from Marc Schillaci, Oxatis

les Chinois disaient : "Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt". Je ne pense pas qu'il faille vendre la lune aux petits entrepreneurs [Lire la suite]

Trackée le décembre 26, 2006 12:37 PM



 Commentaires

à jeter un coup d'oeil sur la liste des auteurs on se dit que c'est masculin le 2.0... ca lave aussi la voiture le dimanche?
bonne continuation,

Posté par: jm le mardi 07 novembre 2006 à 22:25
 

"plus rien ne sera comme avant mais l’avenir reste encore à écrire". En effet en tant qu'utilisateur intensif du web mais aussi acteur du web 2.0 (via mon implication dans un CMS assez web 2.0, MODx) je dirai qu'en parler c'est bien, le faire c'est encore mieux ! Il reste donc à écrire l'avenir...

L'enjeux pour ceux qui comme moi travaillent aussi sur les outils est, à mon sens, de ne pas oublier le principe de parcimonie.

Par exemple, lorsque l'on est webdesigner il est tentant d'utiliser des libraieries d'effets telles que script.aculo.us, mootools, jQuery. Il est très facile de tomber dans la facilité et de faire l'économie de la réflexion préalable : utiliser un effet à tel endroit apporte t-il une meilleure expérience à l'utilisateur ? Quelle est la valeur ajoutée ?

D'autre part, pour moi le web2.0 dépasse le champ de la technique pure (AJAX, DHTML) et de l'évolution sociale (les modes relationnels nouveaux induits par les outils).

Les techniques ont évolué, certes, l'appropriation du web a produit de nouveaux comportement mais ce qui est oublié dans tout cela c'est que les pratiques des concepteurs d'applications et de site web ont changé !

Et c'est pour moi la vrai source du web2.0 : des développeurs qui commencent à penser à l'améliorations des interactions utilisateurs, des designers qui se pré-occupent de sémantique, d'ergonomie, d'IA, d'HCI et s'entourent de spécialistes comme Fred (euh, Frédéric ;) ) pour amélorier l'état des choses.

Donc pour moi le web2.0, c'est aussi les developpeurs2.0, les webdesigners2.0... etc :P


Posté par: davidm le mercredi 08 novembre 2006 à 07:18
 

Une question:
Faut il un nouveau modèle d'industrialisation autour de ces technologies de l'esprit dont fait parti le web 2.0 avec création d'une puissance publique européenne sur ces sujets, comme le réclame le philosophe de la technique Bernard Stiegler et son association Ars Industrialis ?

Posté par: Sarro Philippe le mercredi 08 novembre 2006 à 09:21
 

Web 2 c'est pour faire beau, se la pêter et présenter de pseudo "innovations technologiques".
Ce terme est très répandu sur les blogs d'ados qui viennent de faire un div en css .. vaste fumisterie j'attend avec impatience le prochain qui va sortir Web 3.0 pour mettre des baffes !

Posté par: Ben le mercredi 08 novembre 2006 à 11:33
 

Web2 est juste marketing, buzz, et ce "blog" movabletype n'en fait pas partie, après n'importe qui peut se considérer influent en parlant de lui à la 3ème personne par ce "stratagème"

Posté par: Ben le mercredi 08 novembre 2006 à 11:35
 

Il est facile de dénoncer l'effet de mode (en double exemplaire qui plus est), voire de critiquer, moins facile de proposer et de construire une argumentation :P

On attend...
Pour info les commentaires sont en rel="nofollow" ;)

Ceci dit j'ai suivi le lien, pour sûr point de LightBox sur ton album photo ;P

Posté par: davidm le mercredi 08 novembre 2006 à 12:30
 

Oops j'ai oublié de réagir au commentaire de Philippe... un nouveau modèle d'industrialisation pour le web 2.0 ? Tu veux parler de business model, de workflow de production, de quoi exactement ?

Ce que je pense c'est qu'il est impératif d'intégrer de plus en plus d'intervenants ou de disciplines extérieures aux aspects purement techniques : accessibilité, ergonomie, utilisabilité... etc.

Quant à la création d'une institution européenne de quelle type d'institution on parle : normalisation, fondation soutenant l'effort de création logicielle ?

Personnellement, je pense que la normalisation restera et doit rester internationnale. La multiplicité des normes n'aiderait personne.

Quant au financement ou l'aide à la création logicielle, il y a déjà quelques dispositifs mais de nouveaux financements seraient les bienvenus.
Ce qui manque c'est une vraie politique d'incitation et de soutien de l'industrie du web.

Posté par: davidm le mercredi 08 novembre 2006 à 12:38
 

Ce qu'en dit Ars Industrialis:

" ... Et c'est dans la mesure où la question de l'intérêt général est en effet inscrite dans celle du symbolique que la définition d'une politique industrielle de l'esprit nécessite aussi l'invention d'une nouvelle forme de puissance publique, associant des compétences de toutes natures et de tous horizons, acteurs économiques et institutions publiques, instituts de recherche et associations, économistes, artistes, scientifiques, philosophes, investisseurs, partenaires sociaux, collectivités locales et territoriales, etc..."

Ou encore

"Une puissance publique repensée doit porter une nouvelle politique industrielle où la place dans le devenir politique et économique des technologies culturelles et cognitives, et avec elles des médias audiovisuels, sont devenus l’élément clé de tout le système : les technologies de l’esprit nécessitent de repenser la société industrielle dans ses axiomes mêmes.
La nouvelle puissance publique devra promouvoir avec le capitalisme industriel une économie politique à long terme des sociétés de savoir et des industries de la connaissance dont les prospectivistes s’accordent à poser qu’elles sont l’avenir du monde – à la condition qu’elles forment une nouvelle intelligence collective, et non la nouvelle confiscation du savoir au service du court terme, ce que promeut déjà le capitalisme financier..."

Le manifeste complet d'Ars Industrialis est à l'adresse suivante:
http://www.arsindustrialis.org/manifeste

Posté par: Sarro Philippe le mercredi 08 novembre 2006 à 13:25
 

Ce qui est assez surprenant (quoi que pas trop finalement vu le monde dans lequel on vit !) dans toute cette histoire de Web 2.0 qui, nous sommes d'accord sur ce point, ne veut pas dire grand-chose mis à part un gros buzz marketing, c'est que les soi-disant sites qui en sont ou qui en parlent, ne respectent pas tous, et loin s'en faut, les spécifications bien réelles, elles, du Web 1.0 !

J'en veux pour preuve le simple concept de séparation du fond et de la forme pour ne citer que celui-là. Ce site par exemple ne le respecte pas, ce qui n'est pas grave en soit, mais avant de parler d'un truc 2.0, respectez, ou tentez tout du moins de le faire, des spécifications bien réelles qui tendent vers le Web de demain, en tant que concept pur de partage de l'information, et non d'énorme machine à pognon uniquement. J'entends par là que les spécifications en question tendent déjà vers un Web plus ou moins lisible par tous, et c'est un de leur principal but. Si l'on observe la plupart des sites Web actuels, très peu d'entre eux sont en mesure de présenter les spécifications techniques nécessaires pour passer le test du Web 1.0, alors Web 2.0, voyez ? Mis à part le fait d'avoir une idée 2.0 qui enrichit la personne qui l'a eu, cela ne veut pas dire grand-chose, d'autant que la plupart des considérations secondaires comme par exemple l'aspect social de la chose existent depuis bien longtemps...

Posté par: Gunjin le mercredi 08 novembre 2006 à 14:33
 

@Philippe : intéressant, mais plus qu'un peu abstrait et un poil technocratique...

@Gunjin: Pas complètement faux, mais tu n'es pas très précis. Quand tu dis passer le test du web 1.0, tu parles des standards W3C (XHTML, CSS) j'imagine ?

Sur le sujet de la séparation du fond et de la forme, les techniques dites du web2.0 posent quelques "problèmes" ou nécessite quelques précaution : je pense notamment à certaines libraieries d'effets javascript qui ne respectent pas ce principe. D'autres, plus soucieuses des bonnes pratiques actuelles conçoivent des méthodes d'appel "clean" et une bonne dégradation pour les utilisateurs qui ont javascript off.

Tout ça rejoint un peu mon commentaire sur le post d'Elie sur ce même site : comment faire en sorte que les techniques du web2.0 ne conduisent pas à un retour en arrière des bonnes pratiques ?

Je pense que plutôt que jeter la pierre (réflexe bien français mais un peu facile), il serait bon de proposer des solutions. Nous sommes dans une phase d'expérimentation, nécessairement accompagnée de quelques hics plus ou moins contrôlés...

Posté par: davidm le mercredi 08 novembre 2006 à 16:24
 

Alors, il se trouve que ton site fût pour moi aujourd'hui l'occasion d'exprimer un ras-le-bol face à la pollution 2.0, chose que je voulais faire depuis un certain temps.

Ne le prend pas comme une attaque personnelle, je parle d'une généralité, il suffit d'observer le code source des sites pour s'en rendre compte, et je suis content de constater que nous sommes du même avis, Web 2.0 pourquoi pas, mais Web 1.0 avant tout, et il reste du boulot.

Web 1.0 c'est un ensemble de bonnes pratiques telles celles que recommande le W3C en matière de XHTML et CSS, mais aussi d'accessibilité (WAI) et différentes autres choses comme listées sur opquast ou la-grange :

http://www.la-grange.net/w3c/wcag1/full-checklist.html

Je ne te jette pas la pierre, car je sais que concevoir de "vrais sites conformes", si je peux m'exprimer ainsi, n'est pas chose facile. Je vais tout de même tenter d'expliquer pourquoi j'ai parlé de ton site :

La plupart du temps par exemple, on constate que par souci de flemmardise (et je suis le premier flemmard :p ), on utilise des balises br, ou p vide, pour créer de l'espace dans le design, alors que le HTML est un langage structurel, donc qui sert uniquement à baliser du contenu, et qui doit de surcroît être employé avec à l'idée un soucis constant de justesse sémantique. Donc dans ce cas, il s'agit de ne pas utiliser br pour aller à la ligne, mis à part dans une poésie par exemple, mais une balise de type block, qui jouera ce rôle. Au niveau du langage CSS, on aura tout le loisir d'utiliser les marges pour obtenir des effets d'espacement. Mais c'est un exemple bien minime comparé à ce que l'on peut observer un peu partout.

Pour finir, il se peut que ce ne soit pas la page où traiter ce genre de sujet, j'en conviens. Si tu veux effacer mes posts qui polluent 2.0 ta page, tu peux...

@+ :)

Posté par: Gunjin le mercredi 08 novembre 2006 à 18:27
 

Effectivement, je te confirme que ce n'est pas la page pour traiter de ce sujet : dans la mesure où le web 2.0 apporte surtout de nouveaux modèles économiques ou de nouvelles approches fonctionnelles . La conformité au standards W3C ou l'accessibilité sont donc hors sujet.

Désolé, mais si tu penses que le web 2.0 se limite à l'utilisation d'Ajax, il va falloir te documenter un peu plus sur le sujet. Ca tombe bien, je connais un très bon blog collectif...

/Fred

Posté par: Fred C. le mercredi 08 novembre 2006 à 20:51
 

Gunjin, j'ai l'impression que tu te trompes d'interlocuteur, je suis un visiteur comme toi. Ce n'est pas mon site et que je n'en suis pas l'auteur (!).

Donc ce n'est pas ma page. Quand bien même elle le serait je ne suis pas du genre à effacer les posts qui contredisent mon point de vue.

Posté par: davidm le mercredi 08 novembre 2006 à 23:37
 

Ben,
ton site !.....tout de suite, on voit qu'on a affaire à un expert du web. t'as raison d'être fier de ce que tu fais....tant que le ridicule ne tue pas.....allez, on attend d'autres commentaires aussi éclairés de ta part....

Posté par: Anne Onyme le jeudi 09 novembre 2006 à 08:50
 

Mon site n'a rien a voir avec mon taff, il sert simplement à faire des tests ;)
Je reconnais que c'est une pure daube en même temps c'est un bon défi de faire de la daube non ?

Pour David, j'évite d'utiliser la "LightBox", ni AJAX pour soucis des 70% d'users de IE6, pas trop de flash pour des questions de référencement, après le débat peut tourner long ;)

Posté par: Ben le jeudi 09 novembre 2006 à 10:38
 

@ davidm :

Je pensais que tu étais rédacteur sur ce site...

@ Fred C. :

"...dans la mesure où le web 2.0 apporte surtout de nouveaux modèles économiques ou de nouvelles approches fonctionnelles . La conformité au standards W3C ou l'accessibilité sont donc hors sujet.

Désolé, mais si tu penses que le web 2.0 se limite à l'utilisation d'Ajax, il va falloir te documenter un peu plus sur le sujet..."

Ne crois pas que je ne sois pas documenté sur le sujet, je l'enseigne ! Et justement, je tente de clarifier un peu les choses, et ce n'est finalement pas tant hors sujet que cela sur un site qui souhaite dessiner le Web 2.0, le définir, tenter une explication, etc.

Dans la mesure ou le deux suit le un, et que la notion de Web 1.0 existe bel et bien (c'est l'inventeur du Web lui-même qui l'a proposé il me semble) et fait référence à des recommandations du W3C, qui est, à ce que je sache, un organisme de référence en la matière. Il serait logique que Web 2.0 soit une suite au 1.0, et j'envisage la chose sous cet angle en premier lieu.

D'autre part, je n'ai parlé d'Ajax à aucun moment dans mes précédents posts, mais c'est du même acabit, cette technologie est sans doute une clé importante du Web de demain, qui va agrémenter la collection actuelle de pages Web avec des applications en ligne. Cependant, elle ne peut que s'intégrer efficacement dans un environnement qui respecte les fameuses bonnes pratiques évidentes de réalisation d'applications en ligne.

Attention, il est bien clair à mes yeux que tout les autres aspects contingents, comme l'aspect social, ou les nouveaux modèles économiques comme tu dis, sont dignes d'intérêt, mais si l'on oublie jamais de respecter un certain nombre de choses, et en particulier les utilisateurs. Et le respect des standards est une manière de respecter tous les utilisateurs, en leur permettant de pouvoir utiliser la technologie.

Si je me suis permis cet écart technique par rapport aux sujets bien plus passionnants de comment gagner des millions, c'est que malheureusement malgré le nombre croissant de pages qui traitent du Web 2.0, je n'ai pas souvent lu quelque chose qui sy' rapporte.

@+ :)

Posté par: Gunjin le jeudi 09 novembre 2006 à 11:08
 

Gunjin, je plussoie ++
"Ajax" n'est pas une technologie, on le vend comme, question de marketing qui pourrissent la compréhension du web .. les requêtes asynchrones étaient disponibles depuis longtemps, or quand 70% d'users IE ne parviennent pas à les faire fonctionner c'est un autre problème ..
Ma définition à moi : un web éthique, partagé avec toutes ces couleurs fluo qui sont tellement fashion !

Posté par: Ben le jeudi 09 novembre 2006 à 11:24
 

( J'attend des critiques constructives et raisonnées, voilà la raison de ma présence ici ;)

Posté par: Ben le jeudi 09 novembre 2006 à 11:36
 

La mienne aussi mais côté constructif même s'il est de bon ton de jeter le web2.0 avec l'eau du bain, j'entend peu de propositions ou de retours d'expériences concrets ;)

Dire que XMLHTTP request était dévoloppé il y a un bout de temps (chez MS qui plus est), oui tout le monde le sait. Ceci dit la question n'est pas de savoir si ça existait déjà depuis un bail mais que c'est maintenant utilisé et que ça peut apporter un plus sous certaines conditions.

Que le web2.0 soit un terme marketing : soit. Mais cela en fait-il nécessairement un phénomène sans intérêt ou sans valeur ajoutée pour le web ? Désolé mais non je ne suis pas d'accord.

Comme le dit Wikipédia "AJAX, ou Asynchronous JavaScript And XML (« XML et Javascript asynchrones »), est un acronyme désignant une méthode informatique de développement d'applications Web."

Mais au final, peu importe le nom qu'on lui donne (c'est une querelle de geek) moi je dis : progrès des techniques et des méthodes. Ce progrès sera t-il bénéfique pour les applications web et au final les utilisateurs ? on peut le penser. Existe t-il des tatônnements dans l'utilisation de ces techniques ? oui. Cela veut-il dire qu'il faut avoir une attitude défensive vis à vis d'elles ? Non.

Perso, je pense que comme pour la réticence aux standards web, c'est aussi lié à un problème de connaissance du problème. Qui dit nouvelle techniques dit résistance de ceux qui maîtrise les anciennes et ont peur du changement :P On a bien vu toute une génération de profesionnels du web qui refusait (et refuse toujours) de se mettre à séparer contenu et présentation, laisser tomber les tableaux...etc. Alors bien sûr, ces mêmes personnes dénigraient les standards (sans trop savoir de quoi ils parlaient/parlent).

Je pense qu'une partie des voix qui s'élèvent contre le web2.0 fonde plus ses arguments sur des lectures et "on dit" que sur des expérimentations de "première main". L'autre est consciente de la problématique de la mise en oeuvre de ces techniques (j'en fais partie) et est au pire un peu agacée par le ramdam médiatique qui est autour du phénomène (aussi mon cas).

Mais ce n'est pas parcequ'il y a un ramdam médiatique qu'il n'y a pas de phénomène web2.0 !
Le "hype" a toujours fait partie du web, ce n'est pas nouveau.

J'attend encore des critiques constructives sur la question :P

Posté par: davidm le jeudi 09 novembre 2006 à 15:24
 

ça alors... c'est incroyable... c'est comme si le débat sur l'existence du web 2.0 était reparti ;-)

/Fred

Posté par: Fred C. le jeudi 09 novembre 2006 à 15:33
 

Ce qui plait ou déplait à certains c'est qu'il a bien fallut donner un nom à un phénomène, après 2.0, société de l'information, société des "utilisacteurs", média des masses etc.

Bref là où c'est compliqué à expliquer, c'est d'une part que des gens aujourd'hui découvrent le web... alors le web 2.0... entendu dans le bus il y a quelques mois "tu as été sur le web 2.0 toi ? Ah non, déjà que le web 1 je ne connais pas bien alors le 2...".
Même si cela m'a fait sourir, cela démontre combien nous avons ici un débat de technocrates. Toutefois, si personne ne se penche sur ces questions, si personne ne définit ce qu'est le web 2.0, si nul part on essai d'expliquer ce que c'est , comment amener les citoyens à progresser vers des usages toujours plus riches et à avoir confiance dans le web ?

Comme à chaque fois que l'on essai de donner un nom à quelque chose d'immatériel, cela pose un problème d'interprétation. tout d'abord cela risque de perdre les usagers en leur faisant croire qu'il y a quelque chose de nouveau qu'ils doivent découvrir, ce qui de leur point de vue va leur demander un nouvel effort... il faut leur expliquer que le web 2.0 ils le pratiquent tous les jours sans forcément le savoir.

Ensuite il y a le point de vue des techniciens. Ceux là jusqu'ici étaient tout puissants sur le web... c'était leur territoire. Et le fait de dire que le web 2.0 est celui des usagers les dépossèdent d'une sorte de propriété naturelle... en tout cas c'est l'impression qu'ont bien des internautes avertis. Ils sont de plus totalement submergé aujourd'hu par une information qu'ils ont toujours réussi à maitriser, contrôler...

Alors oui le web 2.0 existe, c'est un jalon, une marque, une sorte de majorité du web. Aujourd'hui il est omni-présent, mature, il n'est plus contrôlable par les seuls spécialistes et chaque citoyen y a un droit d'expression. De ce fait il devient un écosystème, évoluant au gré des usages et des services qui le compose. C'est enf ait un écosystème d'écosystèmes... un Méta Ecosystème certainement ?

Posté par: Jean-Luc Grellier le jeudi 09 novembre 2006 à 16:25
 

> Fred : "ça alors... c'est incroyable... c'est comme si le débat sur l'existence du web 2.0 était reparti ;-)"

Effectivement c'est assez incroyable, du moins pour ceux qui bossent avec ces techniques ou qui en sont utilisateurs (et conscient de l'être)...

> Jean-Luc : "Toutefois, si personne ne se penche sur ces questions, si personne ne définit ce qu'est le web 2.0, si nul part on essai d'expliquer ce que c'est , comment amener les citoyens à progresser vers des usages toujours plus riches et à avoir confiance dans le web ?"

Je crois que c'est précisémment ce qu'essayent de faire les créateurs de ce blog et leurs auteurs : apporter des points de vues complémentaires (ou antagoniste d'ailleurs) pour éclairer chacun sur les réalités du web2.0.

Par ailleurs, il existe des articles sur le web, à commencer par celui de Fredéric : http://www.fredcavazza.net/index.php?2005/08/24/808-web-20-une-premiere-definition

ou encore celui de Christophe :
http://www.outilsfroids.net/news/1140.shtml

(pendant que je suis là : dommage qu'il n'y ai pas d'autoliens sur les commentaires quand même, quitte à mettre un rel="nofollow" dans le template ;) )

Ceci dit pour en revenir à ce que tu dis, je ne pense pas que l'adoption du web2.0 par les "utilisateurs finaux" du web soit lié à leur compréhension de ce qu'est le web 2.0.

Preuve en est ce que tu dis plus loin, à savoir que l'usage de ces nouvelles techniques et méthodes, l'implémentation de cette approche a permis aux utilisateurs de s'approprier le web parcequ'elle leur a donné un moyen d'expression simple à utiliser.

Le fait que les utilisateurs "reprennent le pouvoir" est une résultante de l'évolution des techniques et des outils. Le cercle est enclenché et maintenant que les utilisateurs ont découvert qu'ils pouvaient être acteurs/auteurs du web, ils sont plus exigeants et forcent les professionnels à aller plus loin.

C'est une dynamique et je rejoins la notion de système. Ceci dit, le web n'est pas un phénomène à part : de tout temps, le système technique a influencé le système social et le système économique... Prend l'apparition de l'imprimerie par exemple. Mais je m'éloigne du sujet.

Posté par: davidm le jeudi 09 novembre 2006 à 17:23
 

Il est aujourd'hui communément admis que "web 2.0" est un mot-valise dont on peut dire beaucoup de choses bonnes ou mauvaises, mais que c'est le mot qui a été de fait adopté et qu'il a l'avantage d'exister pour nommer ce dont on parle.
Ensuite, Berners-Lee ou O'Reilly ont déjà donné des définitions de référence, mais le problème c'est que ce qui correspond à "web 2.0" est pluriel et qui plus est mouvant. Bref, c'est vivant.
Enfin, je suis de ceux qui pensent que si on arrive à se mettre d'accord sur ce qu'est le "web 2.0", c'est que ce concept sera mort ou dépassé.

Posté par: Alexis Mons le jeudi 09 novembre 2006 à 17:42
 

Oui c'est vivant, oui il faut l'expliquer, le décortiquer, le trouver, en parler... puis passer à autre chose... c'est le lot de toute technologie.

Davidm, je pense que nous sommes d'acord mais qu'il s'agit d'une question de vocabulaire... croire que le web 2.0 est un aboutissement ou un tout, ce serait faire la même erreur que ceux qui ont cru en 1999 - 2000 que la nouvelle économie existait... paix à leur âme.

Plus globalement, ce qui est drôle, c'est que techniquement le web 2.0 n'a rien inventé de nouveau mais a concaténé des technos existantes; socialement il n'a rien créé de nouveau non plus, cela fait bien longtemps que nous sommes dans la société de l'information (peut-être depuis l'apparition de la TV ou de la radio...), c'est donc bien du côté des usages où les choses bougent... nous sommes donc là au coeur d'une problématique comportementale et sociétale qui dépasse de beaucoup le web et qui concerne absolument toute l'humanité.

Posté par: Jean-Luc Grellier le jeudi 09 novembre 2006 à 18:20
 

A la lumière de david je ne peux que plussoyer :
on est tous d'accord :
amélioration de l'ergonomie avec de l'éthique, sans se la pêter, ça c'est Web3.0 dans lequel nous nous lançons ;)

Posté par: Ben le jeudi 09 novembre 2006 à 21:11
 

Beaucoup de gens se mélangent les pinceaux....
Je suis d'accord avec Fred, le web 2 est avant tout un concept marketing, social, et surtout fonctionnel. Il ne s'agit pas d'une innovation technologique ni d'un nouveau langage (si si je vous assure, on m'a déjà demandé de créer un site en web 2.0). Gunjin > AJAX est bien une technologie : asynchronous javascript and xml. Oui elle existe depuis longtemps mais personne n'avait eut l'idée de l'intégrer dans des applications afin d'obtenir des interfaces riches et plus ergonomiques. XML est vieux comme le monde, mais ce n'est que très récemment qu'on a eut l'idée de s'en servir pour syndiquer du contenu et arriver à produire des mashups.

Bref....on parle bien d'une avancée fonctionnelle. Personne ne revendique la "réinvention de l'eau tiède ou de la roue".

Posté par: Alexandre - bloxx le samedi 11 novembre 2006 à 23:27
 

J’aurai aimé que dans le web 2 ou tout autre prochain chiffre intègre la notion d’aide humanitaire plutôt que de voir une blogosphère gonfler comme un gros nombril, d’un égoïsme social époustouflant, à la fois égocentrique, freudien et narcissique, ou l’on discute à coup d’argumentation technique ou pire de marketing commercial, du comment transformer le doublezéro en Curée, version Zolienne, ou les acteurs du web voient leurs internautes comme une batterie de poules à consommer des feeds pour en chier des blogs.

J’aurai aimé que quelqu’un dise, le prochain web doit se tourner vers l’humanité et s’entendre sur une solution économique qui permette aux déshérités (presque des intouchables), de grimper la pente vertigineuse et de réduire l’écart qu’il y a entre dormir sous une bâche avec sa petite famille et finir sa soirée seul devant son pc à tapoter d’une main après s’être gargarisé le cerveau de médias euphorisants (et j’en fait partie…)

31 milliards de vidéos, allez on va dire 100 milliards de médias vus, écrits, lus en 2006 ! félicitations à tous, chapeau bas. Ces premiers paragraphes sont donc vraiment trop critiques au regard des efforts de participation de tous, tant sur le plan créatif que consommatoire, je l’admet, mais c’est surtout pour enchaîner sur la demande simpliste suivante :

Les acteurs du Web, les médias, les éditeurs, les majors, les tout-ce-que-vous-voulez qui tire des bénéfices du web, ne pourraient-ils pas accorder, gracieusement bien entendu, 1 centime dans la monnaie de leur choix, par média consommé ? En effet le calcul est rapide, 100 milliard de centimes par an, il y a de quoi faire rêver quelques médecins sans frontières et organismes humanitaires. Et ne vous retournez pas vers les techos en espérant une réponse du style »ah oui mais la c’est difficile de compter, maintenant que l’on a tout ajaxcisé… vous comprenez, le clic c’est difficile à trapper, et puis vous imaginez ce compteur numérique énorme, plus 1 à chaque fois, c’est un coup à éclater le chiffre fétiche de Google...

Vous l’avez compris, qu’on nous dise pas que techniquement ce n’est pas possible alors que l’on peut déjà, chacun de nous, faire de sa page perso une toile d’araignée qui tire ses fils d’info en temps réel. Reste les décisionnaires bien entendu, chez eux la règle ancestrale c’est plutôt, 1 centime c’est 1 centime, il n’y a pas de petite économie, mon business plan me l’interdit ! ma marge serait alors catastrophique et je devrai licencier, brrr...

Donc il ne faut pas espérer que cela change, même en le demandant gentiment, on passe toujours au final pour le mendiant qui vous emmerde à la sortie de l’église. Il faudrait que le tsunami arrive plutôt d’en bas, de la couche de base, des internautes, des consommateurs qui pourraient décider d’eux-même de cliquer ou non sur un lien taggé d’un icône aussi voyant que l’orange du RSS, tenez OhO par exemple (pour paire de jumelles humanitaire, mais laissons les webdesigners faire leurs propositions), indiquant que l’acteur web adhère à une charte humanitaire, donc accorde 1 centime par ouverture d’un média quelconque, sans oublier la page de statistiques sur les sommes versées, accessible à tous et puis on aime aussi les top-ten !

Allez ! réfléchissez-y 5 minutes, pour une geek c’est 1 minute…, 1 centime, 1 enfant qui crèvera un peu moins la faim et qui arrivera peut être un jour à vous remercier via son clavier…

Posté par: Marc le dimanche 12 novembre 2006 à 08:55
 

Totalement d'accord avec toi Marc, cette parole devrait avoir un plus grand écho ;)

Posté par: Ben le lundi 13 novembre 2006 à 12:04
 

C'est vrai ca, le Web2.0 n'arrete pas la guerre non plus...C'est un scandale!

Posté par: tom le lundi 13 novembre 2006 à 23:33
 

Quel site passionnant pour moi qui m'intéresse au Web 2.0 (en tant qu'UTILISATEUR). En effet, je me sens frustré désormais lorsqu'un site d'actualités (ou, pire, un journal papier ... mais là on n'y peut pas grand'chose) ne permet pas de déposer de commentaires !

Je voulais en outre signaler à Fred Cavazza que les "élections municipales de 2007" sont un concept qui, pour l'instant, n'existe que dans les rêves de certains dirigeants UMP ;-) (ils aimeraient en effet re-décaler ces élections de 2008 à 2007 en cas de victoire massive aux présidentielles+législatives).

Posté par: Norailyain le dimanche 19 novembre 2006 à 16:23
 

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