Vincent Abry est un passionné du Web, analyste de données de profession, éditeur de sites internet dont son projet actuel Surfons, auteur d'un blog et Webmarketeur.
Je m'appelle Vincent Abry et je fais partie du monde internet depuis 1999 avec plusieurs projets internet perso. Mon projet actuel est Surfons, une page d'accueil de recherche personnalisable. J'écris également sur mon blog à propos de sujets qui me passionnent comme le Web, les technos, la veille, le webmarketing et le webmastering, la robotique et l'intelligence artificielle ainsi que d'autres sujets non taggés "pur web" comme le Cinéma, l'Actualité en général, les sports, les sciences, les sujets insolites.
Le Web 2.0 pour Monsieur et Madame tout le monde? En une phrase, le Web 2.0 est une version évoluée et participative de l'internet tel que tout le monde le connait actuellement depuis quelques années et devenu possible grâce aux avancées technologiques.
Une autre définition que je donnais en janvier sur mon blog: "Selon certains acteurs de l'industrie internet, le Web 2.0 est la deuxième révolution de l'internet, axé non plus sur les prouesses techniques des premiers webmasters et développeurs mais plutôt sur l'utilisateur lui-même. Ce qui est une bonne nouvelle car cela
veut dire que l'internet futur sera un internet de contenu dirigé en quasi-totalité par les utilisateurs. N'importe qui ayant quelque chose à exprimer d'intéressant pourra accéder à la
popularité peu importe qui il est et d'où il vient. (on l'a vu avec Youtube).
Bien entendu cette révolution du Web 2.0 est possible grâce une multitude d'outils accessibles au grand public comme les blogs via les flux RSS, le podcasting via les formats audio et vidéo, les
gestionnaires de contenu (CMS pour Content Management System), etc.. Et aussi sans doute grâce à la baisse du prix des hébergements web qui donnent maintenant pour ce qu'on avait hier, une bande passante (le trafic) et un espace disque démultipliés."
Selon moi le Web 2.0 c'est surtout un web de plus en plus global et collaboratif orienté par les internautes pour les internautes à l'aide de sites internet évolués où tout le
monde est là pour s'entraider et partager ; Des exemples concrets :
-les flux RSS qui permettent de suivre sur une seule page ses
sites d'actualités ou blogs préférés,
-les blogs qui ont tous un flux RSS où les gens peuvent souscrire,
-les blogs collaboratifs comme celui-ci ou comme Agoravox, "media citoyen",
-les sites communautaires comme MySpace, l'encyclopédie collaborative Wikipedia,
-l'avénement du logiciel libre, exemple Firefox
-les sites de partage de vidéos comme Youtube, de photos comme Flickr, de favoris comme Delicious,
-les Digg-like qui sont des sites où les gens de par leurs votes et leurs suggestions de liens décident quelle actualité figurera en première page,
-les sites d'entraide en ligne comme LycosIQ ou Google Answers,
-les pages d'accueil personnalisables comme Netvibes, Google, PageFlakes, Webwag ou Surfons :-)
etc...
L'impact sociologique du Web 2.0 a des proportions considérables: des sites de blogs comme Skyblog ou Myspace sont des véritables poids lourds de l'industrie et ceci grâce aux plus jeunes
(surtout) qui ont trouvé là un moyen de communiquer et s'exprimer.
D'autre part les Blogs ont permis aux gens de mettre en avant publiquement leur expertise professionnelle ou tout simplement leur passion
Les internautes se partagent désormais l'information et orientent même le futur de l'internet en montrant leurs goûts pour telle ou telle application.
-L'impact économique est réel: les vendeurs doivent s'effacer pour s'adapter au client utilisateur et influenceur. Les retombées pour les boutiques en ligne par exemple sont importantes lorsque l'offre est intéressante car c'est l'internaute qui note, teste et commente le produit (exemple de Zlio). Dans le cas inverse c'est catastrophique...
La Presse Papier doit désormais adapter ses services en ligne pour survivre.
On a de plus en plus de "pure players", des vendeurs 100% en ligne.
Paradoxalement, le modèle économique du Web 2.0 semble encore un peu flou: gratuit ou payant ? actuellement il est majoritairement gratuit, maintenu par la publicité qui attire de plus en plus les grosses entreprises, conscientisées à ce nouveau média. Mais la publicité est encore limitée et tous les sites ne peuvent s'autofinancer par ce moyen, d'où la nécessité d'offrir des services payants -mais plus boudés par les internautes.
-Technologiquement parlant, les prix ont chuté depuis 5 ans ce qui a permis une explosion des services limités jadis par des coûts comme la vidéo en ligne, la photo, la musique.... La techno pouvant être appliquée plus facilement, elle appelle ainsi la création de nouveaux outils technologiques et ainsi de
suite.
Selon moi on se dirige vers une fusion du Web 2.0 et de la télévision. La communication avec un grand "C", dans toutes ses possibilités dont certaines encore difficiles à concevoir.
La télévision sur IP, un seul écran celui de la télévision incluant toutes les possibilités du Web 2.0 avec des modes vocaux, video, clavier, tactiles, d'odorat. Voir mon billet sur le futur de l'internet/télévison.


J’aurai aimé que dans le web 2 ou tout autre prochain chiffre intègre la notion d’aide humanitaire plutôt que de voir une blogosphère gonfler comme un gros nombril, d’un égoïsme social époustouflant, à la fois égocentrique, freudien et narcissique, ou l’on discute à coup d’argumentation technique ou pire de marketing commercial, du comment transformer le doublezéro en Curée, version Zolienne, ou les acteurs du web voient leurs internautes comme une batterie de poules à consommer des feeds pour en chier des blogs.
J’aurai aimé que quelqu’un dise, le prochain web doit se tourner vers l’humanité et s’entendre sur une solution économique qui permette aux déshérités (presque des intouchables), de grimper la pente vertigineuse et de réduire l’écart qu’il y a entre dormir sous une bâche avec sa petite famille et finir sa soirée seul devant son pc à tapoter d’une main après s’être gargarisé le cerveau de médias euphorisants (et j’en fait partie…)
31 milliards de vidéos, allez on va dire 100 milliards de médias vus, écrits, lus en 2006 ! félicitations à tous, chapeau bas. Ces premiers paragraphes sont donc vraiment trop critiques au regard des efforts de participation de tous, tant sur le plan créatif que consommatoire, je l’admet, mais c’est surtout pour enchaîner sur la demande simpliste suivante :
Les acteurs du Web, les médias, les éditeurs, les majors, les tout-ce-que-vous-voulez qui tire des bénéfices du web, ne pourraient-ils pas accorder, gracieusement bien entendu, 1 centime dans la monnaie de leur choix, par média consommé ? En effet le calcul est rapide, 100 milliard de centimes par an, il y a de quoi faire rêver quelques médecins sans frontières et organismes humanitaires. Et ne vous retournez pas vers les techos en espérant une réponse du style »ah oui mais la c’est difficile de compter, maintenant que l’on a tout ajaxcisé… vous comprenez, le clic c’est difficile à trapper, et puis vous imaginez ce compteur numérique énorme, plus 1 à chaque fois, c’est un coup à éclater le chiffre fétiche de Google...
Vous l’avez compris, qu’on nous dise pas que techniquement ce n’est pas possible alors que l’on peut déjà, chacun de nous, faire de sa page perso une toile d’araignée qui tire ses fils d’info en temps réel. Reste les décisionnaires bien entendu, chez eux la règle ancestrale c’est plutôt, 1 centime c’est 1 centime, il n’y a pas de petite économie, mon business plan me l’interdit ! ma marge serait alors catastrophique et je devrai licencier, brrr...
Donc il ne faut pas espérer que cela change, même en le demandant gentiment, on passe toujours au final pour le mendiant qui vous emmerde à la sortie de l’église. Il faudrait que le tsunami arrive plutôt d’en bas, de la couche de base, des internautes, des consommateurs qui pourraient décider d’eux-même de cliquer ou non sur un lien taggé d’un icône aussi voyant que l’orange du RSS, tenez OhO par exemple (pour paire de jumelles humanitaire, mais laissons les webdesigners faire leurs propositions), indiquant que l’acteur web adhère à une charte humanitaire, donc accorde 1 centime par ouverture d’un média quelconque, sans oublier la page de statistiques sur les sommes versées, accessible à tous et puis on aime aussi les top-ten !
Allez ! réfléchissez-y 5 minutes, pour une geek c’est 1 minute…, 1 centime, 1 enfant qui crèvera un peu moins la faim et qui arrivera peut être un jour à vous remercier via son clavier…
Posté par: Marc le dimanche 12 novembre 2006 à 09:01
Bonjour Marc,
Comme je l'ai dit dans un autre commentaire, poser la problématique c'est déjà y répondre en partie.. Propose nous des solutions!
Le Web 2.0 est beaucoup plus civique et basé sur l'entraide entre utilisateurs, donc j'ai bon espoir qu'il y ait des solutions à ce problème.
Afficher un logo humanitaire est déjà un bon début, comme ceux de Aidez.org: http://www.aidez.org/promouvoir.phtml
Tu as gagné je vais le mettre sur mon blog!
Le Web a mûrit en même temps que les internautes pour former un réseau global, une grande famille et cette famille pourra un jour aider ses enfants oubliés.
Vincent.
Posté par: Vincent Abry le dimanche 12 novembre 2006 à 18:39
@Vincent: ah voilà le genre de billet que j'adore, je commençai à me sentir tout seul, j'ai donc développé ma proposition dans le billet de François Nonnenmacher ou Padawan en bon bloggeur sans doute n'est pas tombé de le piège de la provoque. N'hésitez pas à me faire vos remarques.
Posté par: Marc le dimanche 12 novembre 2006 à 21:20
Pas sûr d'avoir tout compris, qui devrait verser les centimes, l'internaute, la compagnie web?
Parce que si c'est l'internaute, vous ne trouvez pas qu'on est pas assez taxés? il nous en reste moins dans nos poches qu'il y a 20 ou 30 ans, les prix de l'immobilier sont exhorbitants, l'essence flambe, etc..
Votre problématique est au-delà du Web et je pense qu'elle devrait être élargie. Pour le Web l'open source est déjà une bonne initiative d'ouverture d'esprit mais taxer les internautes c'est tuer l'utilisateur et les programmeurs qui ont fait du Web une réussite mondiale.
S'il s'agit de taxer la compagnie qui a le site internet, vous ne pensez pas que cela risque de laisser le projet dans l'oeuf? je parle surtout des petites compagnies qui en arrachent pour réussir sur le web.
Honnêtement je vois comme solutions possibles: des liens vers des organismes humanitaires et des contributions volontaires boostées par des campagnes de charité web ou tv, une initiative peut-être au niveau des providers internet ou alors des sites qui se créent en association et reversent volontairement une partie de leurs revenus, ce qui ferait d'eux des sites équitables, pourquoi pas?
De toutes facons le web est encore jeune, et je pense qu'il faut lui laisser le temps de mûrir et surtout de ne pas lui mettre de barrières immédiates avec des taxes diverses car dans le fond qui en payera les frais, vous et moi l'utilisateur/acteur.
Et encore plus en France, où les projets webs qui ont réussi à percer sont encore rares contrairement aux Etats-Unis où la création d'entreprises est carrément un style de vie.
Il faut encourager les créateurs d'idées et le web permet à tout le monde d'avoir sa chance de réussite bien plus que pour une entreprise traditionnelle. On peut créer des sites avec son argent de poche et plus tard si ca réussit on pensera à l'entreprise et au reversement à des fonds humanitaires.
Les fondateurs d'entreprises comme Microsoft, Youtube ou Google ont gagné le pactole, et alors?
Ils ont largement contribué à l'évolution de la société moderne informatique et web. Et pour ces quelques réussites combien se sont cassé la figure? c'est comme pour les entreprises traditionnelles, quelques gros gagnants et beaucoup qui en arrachent pour maintenir des emplois ; comme pour une personne qui gagne au loto c'est loin d'être la majorité..
Et prenons exemple sur Microsoft: la fondation de Bill Gates depuis sa création en 2000 a déjà distribué plus de 9 milliards de dollars pour la lutte contre le sida, la polio ou en faveur de la scolarisation des enfants dans les pays pauvres.
Son ami Warren Buffet s'est engagé à verser à la fondation Gates 37 milliards de dollars soit 80% de sa fortune personnelle..
Et surtout, SURTOUT, encouragez des projets comme DeuxZero.com qui est à but non lucratif et ouvert à un Web encore meilleur..
Votre idée a le mérite d'apporter réflexion et je vois qu'elle semble constituer un vrai combat pour vous ; je vous encourage donc -je le répète- à créer un site web dédié et à faire de par votre engagement un web meilleur à votre tour.
Posté par: Vincent le lundi 13 novembre 2006 à 03:39
@Vincent: en fait je n'ai pas parlé de taxe dans la description de ma proposition située dans le billet de François Nonnenmacher... J'ai indiqué que tout internaute landa contribuant à l'expansion du web devrait mériter aujourd'hui une micro (ou nano comme vous voulez) rétribution à chacune de ses contributions pour un quelconque média, ce dernier faisant l'objet d'une audience non négligeable, avec la possibilité ensuite de faire le don de son crédit à une asso d'aide humanitaire (puisque ce crédit, j'ai parlé d'un centime par média, restera minime pour un internaute, mais prend toute sa valeur en le cumulant sur plusieurs millions d'internautes notamment en le convertissant en monnaie locale)
Posté par: Marc le lundi 13 novembre 2006 à 11:22
Le web 2.0 selon Vincent Abry... par Marc
octobre 2007
Le Blog de groupe Reflect
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