Le web 2.0 de Heiner Wittmann

Grace à Herner Wittman, c'est un peu de web 2.0 d'outre Rhin qui se présente à nous, avec la qualité supplémentaire de son regard alliant à la fois les médias, l'édition et l'éducation.

Qui êtes vous et quel est votre rapport avec le web 2.0 ?


A Stuttgart, je suis responsable des activités Internet du Groupe Klett qui possède une importante maison d’éditions des manuels scolaires, plusieurs écoles d’enseignement à distance, PONS (www.pons.de, www.ponsblog.de, www.ponscast.de) qui publie des dictionnaires et d’autres éditeurs des revues. Je suis l’auteur de deux ouvrages sur Jean-Paul Sartre et Albert Camus. J’observe, depuis mes études à Paris, les relations franco-allemandes.

Je participe, pour des raisons professionnelles, à la discussion autour de Web 2.0, afin d’essayer à en tirer des idées pour contribuer à l’amélioration des sites Internet de notre groupe. J’ai crée un Blog www.france-blog.info (les billets sont souvent bilingues) où l’on trouve des billets sur les relations franco-allemandes, sur la politique, sur la littérature, sur l'enseignement du français et sur l'histoire. Un deuxième blog contient des photos.

Si vous deviez expliquer le web 2.0 à tout un chacun, qu’est-ce que vous diriez ?


Web 2.0 est une tentative de faciliter aux usagers la publication de leurs propres contenus. La notion-clé est la participation moyennant des logiciels Internet qui permettent la publication instantanée des contenus sans passer par une installation des logiciels sur son propre PC et par des heures d’apprentissage. Des sites 2.0 attirent davantage des visiteurs en leur offrant la possibilités d’évaluer des contenus, ce qui est aussi une sorte d’activité.

Qu’est ce que représente le "web 2.0 dans le monde d’aujourd’hui, quel impact sur la société, l’économie, la technologie et autres ?


Apparemment, il ne s’agit pas d’une bulle de savon qui éclatera demain, car on reconnaît déjà un changement des comportements des usagers qui le rendra difficile de revenir en arrière. Les sites qui offrent une participation réussissent souvent à rassembler en peu de temps beaucoup de visiteurs. Encore faudrait-il nuancer ce qu’on comprend par participation qui s’effectue sur plusieurs niveaux. Il y a une participation directe de la part des usagers qui contribuent des informations en écrivant des textes ou en envoyant des photos ou des vidéos et il a y une participation plus indirecte de leur part qui permettent aux auteurs des sites de mener des recherches de marketing.

C’est un progrès bien qu’on soit bien fondé d’éprouver encore quelques réserves. Il est vrai que des sites qui offrent une participation possèdent une force d’attraction bien supérieure aux sites qui ne comportent que des informations plus ou moins statiques. Néanmoins, on est bien fondé de rester sceptique face aux tentatives de laisser élaborer des contenus par un grand nombre d’auteurs. Leur nombre ne paraît pas être une garantie pour la qualité des contenus. En plus, les corrections faites par d’autres est un moyen de mettre en question les droits d’auteur déjà suffisamment difficiles à préserver en ce qui concerne des textes en ligne.

Le web 2.0, et après ?


L’apport massif des contenus pose de plus en plus les problèmes de l’orientation et il faudra mettre en oeuvre tous les procédés intelligents des recherches sémantiques pour fabriquer un moteur de recherche supérieur aux listes de Google. Elles fournissent une qualification des résultats qui reposent sur un algorithme qui donne seulement une impression très vague des contenus trouvés. Quaero nous offrira, espérons-le, une nouvelle version d’Internet.

La télevision et la radio se rapprocheront encore davantage à l’Internet. C’est peut-être seulement l’industrie des téléviseurs qui cherche encore à’ajourner cette symbiose. On a fêté leurs fiançailles depuis longtemps, on attend le mariage Le choix des programmes, mêmes des modules, des informations supplémentaires à l’instar du site merveilleux de l’ARTE, rendra l’autonomie aux téléspectateurs. Certes, on peut déjà voir les différents épisodes du journal, p. ex. sur TV5, mais il y a encore des progrès á accomplir.

LE MONDE a réussi de développer un service payant en offrant l’édition abonnés: Un jour, remplacera-t-il ses vidéo clip par une chaîne de télévision sur Internet? De toute façon, les médias et les maisons d’éditions continuent à  jouer, à l’ère de Web 3.0, un rôle essentiel en ce qui concerne les rapports entre les contenus et les techniques                         


Publié par Heiner Wittmann le mardi 05 décembre 2006 à 09:09
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