Amandine Feix-Villain est ingénieur conseil chez groupe Reflect. Sémioticienne et ergonome, elle s'est tout de suite intéressée au Web 2.0 et sa vision démocratique des usages. Une interface quelle qu'elle soit n'existe qu'au travers des usages qu'on en fait et les nouvelles applications 2.0 apportent des réponses pertinentes aux besoins et attentes des utilisateurs d'aujourd'hui: Un Internet résolument ouvert, propice aux échanges et à la communication de masse.
Rien ne me prédisposait véritablement à intégrer un jour le monde de l'Internet. Issue d'une formation de linguiste et titulaire d'un DESS en sémiologie et stratégie, j'étais plutôt formatée pour la communication traditionnelle et les analyses qualitatives pratiquées dans le marketing. C'est un peu par culot et surtout par curiosité que j'ai décidé de me frotter il y a maintenant 3 ans à ce média porteur d'innovation. Séduite par l'Internet “ utile, utilisable et utilisé ” de groupe Reflect, j'ai tout de suite été convaincue que je pouvais apporter ma pierre à l'édifice numérique, notamment en proposant une démarche axée sur l’étude du sens et du contenu, qu’il soit visuel ou textuel, et l'organisation de l'information en général. Avec l'avénement du Web 2.0, je me suis découverte un nouveau terrain de jeu : celui d'un Web social donnant toute sa plénitude aux usages, aux représentations multimédia et à la communication visuelle.
Au-delà de l’appellation marketing qui a pu remettre en cause la légitimité du concept , on peut envisager le Web 2.0 comme une ré-appropriation de l’existant technologique au service de la démocratisation des usages sur le Web. Le concept 2.0 offre les prémisses d’une promesse sociale qui replacerait avant tout l’utilisateur et sa relation aux autres au centre de l’Internet.
Le web 2.0 constitue le point de départ d’une réflexion autour des usagers, de leurs besoins et de leur relation à autrui. C’est la société et les individus qui la composent qui modélisent et donnent du sens au concept 2.0. Les modèles économiques et les technologies qu’ils mettent en œuvre découlent directement de la capacité à comprendre les besoins et les attentes des utilisateurs pour plus d’utilisabilité, de partage et d’échange.
Par rapport à la première génération du Web, le Web 2.0 propose aux utilisateurs une expérience plus proche des applications de bureau et les technologies mises en oeuvre sont souvent appropriées à la publication de masse. Ainsi, en proposant un cadre mieux défini, plus ouvert et plus standard, on est à même de proposer des applicatifs plus flexibles appropriés à l’échange communautaire et le tissage de réseaux sociaux. Mieux, les applications sont faites par les utilisateurs et évoluent au gré des besoins et attentes en matière d’échange et de mutualisation d’informations.
Le 2.0 se veut résolument communautaire: ce sont les utilisateurs qui font vivre les applications du web 2.0. Ces modèles ainsi constitués participe à la mise en oeuvre de l’intelligence collective.
L’utilisateur 2.0 est au centre des logiques 2.0. En valorisant du réseau par le biais des moyens mis à sa disposition, il essaye de tirer profit de l’information qu’il génère. L’émulsion sociale qui en découle favorise la mise en avant d’une intelligence dite collective, s’appuyant sur la variété des modes d’expression et la capacité à alimenter constamment de l’information ou à faire vivre des réseaux communautaires de plus en plus denses. En valorisant cette intelligence collective, on peut espérer aboutir sur une expérience plus sociale qu’individuelle… Le web 2.0 ne serait alors plus amené à être "user centric" mais "community centric", présentant en conséquence un nouvel aspect de l’Internet.
Le web 2.0 est en train de se structurer pour se rapprocher d’un schéma susceptible d’initier un changement profond impliquant de nouveaux modèles à l’échelle des communautés et non plus de l’utilisateur seul.
Nous sommes encore loin du Web 3.0, même si certains l’évoquent volontiers. Le concept 2.0 doit encore progresser ne serait-ce que pour tirer pleinement partie des usages de chacun et proposer des services encore plus appropriés. La question des usages représente un champ d’investigation très vaste et nous sommes encore loin de pouvoir l’appréhender pleinement. Avant de se projeter plus loin, il est nécessaire de respecter, ou tout simplement de mettre correctement en oeuvre, le noyau dur du 2.0 : plus de flexibilité, d’ouverture et d’intéropérabilité pour plus de collaboration et d’échanges. Certains modèles émergents font déjà leur preuve, à quand une généralisation massive de cette tendance ?


slt je suis un debutant au monde du web2.0 alors j'ai essaye de pratiquer un peu cet "phylosophie"
bref,je veux des conseille en ce qui concerne les services que je dois ajouter pour qu'il soit securise et avec un look&feel good et Merci d'avance.
je sais que c'est pas ici qu'on pose des questions mais "si vous avez du temps pour m'expliquer je serais ravi"
Merci
Posté par: fahd le mercredi 31 janvier 2007 à 16:35
octobre 2007
Le Blog de groupe Reflect
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