Je suis tombé sur une analyse du web 2.0 intitulée "Web 2.0 : hâlte aux concepts fumeux" qui m'a énormément déçue, sur le site agoravox, qui dénonce le web 2.0 comme un concept fumeux. On a déjà vu et lu beaucoup de notes à ce sujet, mais j'ai souhaité répondre à cet article qui prend tout à contre-sens et tenter de montrer ici les écueils qu'il faut éviter...
Réponse publiée en commentaire à l'article sur Agoravox:
"Bonjour,
Je suis d'accord avec certains de vos arguments et pourtant totalement à l'opposé sur d'autres, surtout en ce qui concerne la conclusion de l'analyse.
Le web 2.0 est un terme marketing ? Non, plus exactement on parle de "mot-valise", puisque cette étiquette regroupe un ensemble d'éléments qui caractérisent le web 2.0 : des technos, des usages et des business models.
Prouver qu'un terme n'a pas de sens parcequ'on n'arrive pas à le définir clairement et simplement est d'une hypocrisie assez flagrante. Beaucoup de termes sont quasiment impossibles à définir précisément et unitairement. Je vous invite par exemple à consulter l'ensemble des définitions proposées par wikipédia pour le terme "intelligence" : http://fr.wikipedia.org/wiki/Intelligence
Se gausser de l'âge des technologies utilisées dans le web 2.0 ne sert à rien. Ok on utilise maintenant de l'ajax et toutes les technos regroupées sous le terme ajax (ah, encore un mot valise, même si cette fois c'est un acronyme) existent depuis quelques années déjà. Seulement ... on ne les utilisait pas. Du moins sur le web pour des sites / applications grand public. Et alors ? Le web 2.0 utilise aussi du HTML. Pas de quoi en faire un plat :) Pendant des années on n'a pas utilisé javascript pour faire autres chose que des animations et effets inutiles. Maintenant on l'utilise, parfois, mieux en améliorant l'ergonomie des sites / applications. C'est une bonne chose, et c'est nouveau.
Juste un petit mot sur la confusion "cause et effet". Je ne sais pas de quelles définitions vous parlez, mais la phrase introduisant cette conclusion hâtive parle elle-même de "symptôme". Ce terme est encore différent des deux que vous mettez en opposition...
Je suis tout à faire d'accord sur votre définition du blog. Sauf que si le réseau est effectivement fait pour ça, les outils mis à disposition des internautes les 10 dernières années ne le permettaient pas.
Quant aux business models, n'avez-vous pas entendu parler du principe de la "Long tail" explicité par Tim O'Reilly sur son site ? http://www.oreillynet.com/pub/a/oreilly/tim/news/2005/09/30/what-is-web-20.html
En bref, le principe énoncé est que le réseau nous permet maintenant de vendre des produits en très petite quantité. Mais ces produits en très petite quantité sont très nombreux. Autant l'investissement logistique était impossible avant internet - et surtout la démocratisation actuelle du net - autant maintenant on peut vendre sur internet avec des coûts logistiques très très réduits. Du coup, ce produits invendables, très nombreux, permettent de générer des revenus très importants. Si c'est pas révolutionnaire ça ... (restons relatifs et pragmatiques aussi quant au terme "révolution", il y en a eu de beaucoup plus importantes, je le conçois !)
A la rigueur sur ces business models, on peut prendre d'autres exemples comme les ad words de google. Google arrive à rentabiliser des publicités beaucoup, beaucoup, beaucoup moins intrusives qu'il y a quelques années, en plein web 1.0... On se sentait obligé de mettre des popups de partout, maintenant non, et pourtant ça marche. Et c'est nouveau.
Aussi, quant à votre réaction sur l'article du journal du net, vous faites encore une fois une confusion entre 2 termes, certes très liés: le web n'est pas internet, internet n'est pas le web.
Je vous renvoie aux définitions de cex 2 termes sur wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Internet et http://fr.wikipedia.org/wiki/Web . Au cas où, la première phrase de la définition du web : "Le World Wide Web, communément appelé le Web, parfois la Toile, littéralement la « toile (d'araignée)[1] mondiale », est un système hypertexte public fonctionnant sur Internet et qui permet de consulter, avec un navigateur Web, des pages Web mises en ligne dans des sites Web. L'image de la toile vient des hyperliens qui lient les pages Web entre elles."
Moralité, si le réseau (internet) est bien prévu pour une communication multi-directionnelle, le web, c'est un constat, ne le permettait pas encore de manière industrielle. Le web 2.0 tente à le permettre.
Là où je suis finalement parfaitement d'accord avec vous, c'est que :
- effectivement web 2.0 n'est pas synonyme de succès.
- dans leur fonctions marketing et publicités, beaucoup de gens ont tendance à utiliser le terme web2.0, sans rien y connaître, juste parceque ce terme est aussi un "buzz word" (bref, un mot qui fait parler de lui, comme vous le faites au travers de cet article).
Voilà, j'espère avoir éclairé votre vision et surtout votre répulsion (si si, elle est visible!) à l'égard du web2.0. Je vous encourage aussi par conséquent à naviguer sur le web, grâce à internet, pour enrichir votre maîtrise du sujet, en consultant des sites qui en parlent avec expertise, comme www.deuxzero.com qui tente justement de définir et rassembler les différentes définitions que l'on peut donner sur le web 2.0."


"Long tail"...théorie qui s'appuie sur le modèle d'AMAZON, créé en ... 1995...
Je passe sur l'explication qui ne et pas en avant la force du business (=AMAZON) réside autant sur la profondeur de son catalogue que sur ses clubs de lecteurs, son placement produit en fonction d'une analyse comportementale de l'acheteur et de ses semblables (one to few)... depuis 1998.
...C'est pour cette raison que sans jeter le bébé avec l'eau du bain, le web 2.0 c'est bien, mais il faut garder le TETE froide avant de doucher le petit jeune, qui sur ce coup, est loin d'être un petit con.
Posté par: PPDA le mercredi 06 décembre 2006 à 17:41
...pour les fautes d'ortographe et les incohérences qui résultent de ... mon navigateur ;>) , merci de ne pas le dire à ma maman.
Posté par: PPDA le mercredi 06 décembre 2006 à 17:45
je suis tout à fait d'accord sur le point Amazon. Et on pourrait y rajouter ebay et quelques autres.
Mais je pense qu'il faut les considérer comme des précurseurs et des cas à part.
Quant au "petit jeune", je suis loin de le prendre pour un con. En revanche, je pense que d'une part son analyse a été un petit peu rapide, et que d'autre part sa voix porte pour de nombreux internautes peu au fait de ce concept et qui ne le voient que comme un concept marketing.
J'ai tenté par cet article de montrer que ce n'est pas du vent et que sur le web, beaucoup de choses changent après quelques années "plates".
Posté par: PH Langlois le mercredi 06 décembre 2006 à 17:53
Posté par: Giraultises le mercredi 06 décembre 2006 à 17:58
Bonjour Pierre-Henry,
complètement d'accord avec toi. J'ai aussi été déçu de l'article d'Agoravox. Ceci dit, ca aura eu le mérite de nous faire parler et, pour moi de découvir ton blog... Ca commence bien :)
Voila mon commentaire sur l'article d'Agoravox :
"Vous faites une mauvaise analyse des choses à mon sens. Evidemment, il aura fallu 9-10 ans au web pour arriver à maturité. Plusieurs facteurs rentrent en jeu: le haut débit, la production de contenus de + en + grande, l’amélioration des techniques et donc des services, le taux d’équipement dans les entreprises et les foyers, l’apprentissage du web par les foules, l’émergence des réseaux sociaux...
Et aujourd’hui, on a un média au point, que tout le monde connait et utilise... les annonceurs accourent de + en + et ont désormais confiance dans ce média. C’est le moment idéal pour innover... il y a encore beaucoup de chose à inventer, les gens sont demandeurs et les annnonceurs à l’affut.
Alors allons-y ! Enflammons-nous sur ce "web 2.0" qui traduit seulement l’avènement d’une seconde génération du web, pas celle d’une nouvelle technologie mais tout simplement, celle d’un web serein, qui ne fait plus peur (sécurité CB, krack boursier...), un web que les gens aiment utiliser et qui intéressent donc les annonceurs ... et qui permet aussi à des entreprises d’émergées. Voila pourquoi beaucoup de passionnés ("geek") et de professionnels du web s’enflamment sur le web 2.0 !!!
On est juste content, en fait :) "
Qu'en penses-tu ?
A+
Posté par: Ludovic Simon le jeudi 07 décembre 2006 à 02:20
Bonjour,
Oui Ludovic, je rejoins assez ton avis. Ma seule remarque serait juste de ne pas s'enflammer :)
On est content, oui; les choses bougent et présentent de nouvelles opportunités. Mais il faut au contraire garder la tête froide pour éviter de retomber dans une bulle, de décrédibiliser le concept, etc..
Au fait, ce n'est pas "mon" blog. C'est un blog collaboratif où chacun peut exprimer son avis sur le web 2.0 :)
http://www.deuxzero.com/2006/11/a_propos_de_ce_blog.html
Giraultises> pas de quoi, je suis ravi que ça puisse aider :)
Posté par: PH Langlois le jeudi 07 décembre 2006 à 14:03
Bonjour,
Et ben je suis désolé, je sais que je vais me mettre plusieurs personnes à dos, mais après avoir lu tout le blog www.deuxzero.com, et ben je ne suis pas convaincu.
Par ailleurs, je pense que les idées générales développées dans l'article d'Agoravox, sont beaucoup plus convaincantes que celles que vous avancez au long de vos pages. Non pas que je nie en bloc. Pour moi le web 2.0 reste un concept marketing. Point barre. Un moyen de faire de l'argent et de se dire "je suis à la mode".
Et donc vous êtes en train de faire exactement ça avec votre site.
De la pub sur le terme 2.0.
Si je reprends votre charte (rubrique à propos de ce blog):
""Dessine-moi le web 2.0" est un site non-marchand."Aucune publicité n'y est autorisée.
C'est une blague ? D'accord, vous ne vendez rien, mais vous êtes en train de faire de la pub pour le groupe Reflect(pour ne pas le nommer). Me trompe-je ?
Par ailleurs, j'ai cliqué sur les liens externes. Tiens, tiens,... de la pub pour des services de prestations web PAYANTS.
Alors messieurs du groupe R..... svp, ôtez vos pubs commerciales, et là, nous pourrons commencer à avoir un débat sain. Je tiens à ajouter que je n'ai rien contre les auteurs des billets, qui ont pour la plupart de très bons blogs.
Mis à part ce point, je ne vais pas nier qu'il y a un nouvel élan, un nouveau dynamisme dans le web que l'on a pu constater ces dernières années.
J'ai été moi même webdesigner indépendant pendant 4 ans et suis actuellement le webmaster d'un important site d'office de tourisme (que je ne nomerai pas comme vous comprendrez, restons intègres!).
Par ailleurs, je continue certains mandats de temps en temps. Et je prends la température à gauche à droite au fur et à mesure de mes discussions, pour savoir si les gens ont entendu le terme web 2.0. Le bide. Mise à part les professionnels du métier, les "djeunes à la mode", les geeks qui surfent sur internet à longueur de journée, rien.
J'ai posé la question, mine de rien au sein de mon entreprise, sur 40 personnes interrogées, une seule avait entendu le terme. Elle m'a posé la question. J'étais incapable de répondre...
Vos définitions sont toutes plutôt justes, mais je ne vois rien de révolutionnaire, d'un point de vue général, qui justifie un tel engouement pour définir un peu tout et n'importe quoi.
Je n'ai pas vu passer le web 1.0, alors que j'en faisais. Incroyable, non ?
Alors prenons de l'avance, passons à la définition du web 3.0. A ce propos, la semaine dernière, j'ai lu un billet sur un blog qui expliquait déjà ce que c'était et que ça allait durer entre 7 à 10 ans après la fin du web 2.0.
Par contre ils avaient oublié de dire qui va décider qu'on arrête le 2.0 et qu'on pourra partir sur le 3.0.
J'ajoute, à quand un web 4.0, un web 5.0, etc...?
Messieurs, à vos claviers.
Pour terminer, j'espère que ce billet sera publié.
Meilleures Salutations
p.s.: merci pour la note d'humour (l'étoile verte "NOT BETA"), j'apprécie
Posté par: David G le jeudi 07 décembre 2006 à 22:32
Bonjour David,
Vous abordez beaucoup de points dans vos commentaires, mais je me garderai de répondre à vos remarques sur deuxzero.com/groupereflect (je ne fais pas partie de GR, je viens juste débâtre ici d'un sujet qui m'intéresse).
En revanche, sur le web2.0 vous dites quelque-chose que je trouve très intéressant et tout à fait pertinent : "[...] il y a un nouvel élan, un nouveau dynamisme dans le web que l'on a pu constater ces dernières années." J'adhère totalement à votre point de vue. En revanche et ayant lu des articles et blogs comparables à ceux que vous contestez, je trouve l'initiative de deuxzero.com utile, car sensée démystifier ce terme "web 2.0" terriblement galvaudé.
Tout le monde en parle, n'importe où, en en disant n'importe quoi.
Ici, effectivement des professionnels pour la plupart, tentent d'y apporter une définition qui considérerait d'autres aspects que ceux purement marketing et mercantiles.
Vous dites aussi très justement que finalement personne du "grand public" n'en a entendu parlé, et je vous rejoins aussi sur ce constat. Mais j'en tire une conclusion différente : y définir ici (ou ailleurs) ce que c'est, ce qu'on peut en faire et ce que ça peut apporter en termes d'usages, d'utilisabilité, de business de création (...et encore certainement d'autres aspects à découvrir & inventer) peut avoir un certain sens pour éviter que le grand public en entende parler comme un concept uniquement marketing et voit derrière des opportunités utiles (pour peu que le grand public en entende effectivement parler un jour, ce qui à priori n'est pas nécessaire).
Bref, quelque-part, on cherche peut-être tout simplement à définir ce que renferme ce mot-valise, histoire d'être d'accord et de savoir de quoi on parle quand on discute du "web 2.0".
Posté par: PH Langlois le vendredi 08 décembre 2006 à 10:16
Cher David, vous mélangez tout. La publicité c'est quand des gens vous payent pour avoir des espaces sur votre site et sur deuxzero.com il n'y a rien de tout cela. Les liens que vous citez sont les sites des auteurs et si ceux-ci développent de la publicité ou des services marchand, cela les regarde. En disant ça, vous considérer n'importe quelle liste de lien de n'importe quel site comme de la pub. Je pense que les intéressés apprécieront.
Dessine-moi le web 2.0 ne vend rien, ne gagne rien et si groupe Reflect a pris cette initiative, cela lui coûte en développement et en hébergement et si nous en retirons un peu de notoriété, où est le problème. N'importe qui pouvait prendre cette initiative, il suffisait de se bouger, ce que nous avons fait.
Groupe Reflect ne se met d'ailleurs pas en avant plus que comme éditeur du site, comme la loi l'y oblige par ailleurs. Nous reprochez-vous de respecter la loi ? comptez-vous aller vous plaindre auprès des parlementaires que les mentions légales des sites font de la promotion des promoteurs des sites web ?
Pour le reste, c'est votre droit de penser que le web 2.0 n'est que du buzz marketing. Je ne suis pas d'accord avec vous, nous en débattons collectivement. Soyons respectueux de la contradiction, de ceux qui permettent qu'elle aie lieu et évitons les procès d'intention et les lieux communs s'il vous plaît.
Posté par: Alexis Mons le vendredi 08 décembre 2006 à 10:47
Cher Alexis,
Je comprends et accepte votre point de vue. Okay, j'ai été maladroit dans la formulation de mes idées. J'ai été trop vite, j'écris comme je pense et ne me relis pas (j'ai posté un commentaire, pas un article).
Je n'ai rien contre votre groupe, ni contre l'idée de définir ce blog. Au contraire, c'est une bonne idée. La preuve, je l'ai lu pour essayer de trouver une réponse qui me convienne.
Cependant je voulais simplement appuyer mes propos, "web 2.0 = un bon moyen de gagener de l'argent" (hormis amélioration et simplification des tâches pour le public utilisateur).
En ce qui concerne votre définition de la publicité, je reprends votre phrase:
"La publicité c'est quand des gens vous payent pour avoir des espaces sur votre site et sur deuxzero.com il n'y a rien de tout cela."
Certes. Mais je vous renvoie sur la première phrase de la définition sur wikipedia : La publicité est une stratégie d'incitation à la consommation ciblant un public particulier.(http://fr.wikipedia.org/wiki/Publicit%C3%A9)
J'ai bien compris que vous ne vendez pas de pub. Mais vous faîtes la votre via ce biais. Et avec les moyens actuels, qu'est ce qui vous empêche d'ouvrir un blog neutre pour l'idée de votre site (attention, ce n'est que mon point de vue, il ne vaut que ce qu'il vaut, je n'ai aucunement la prétention de "détenir la vérité", loin de là)?
Ce n'est pas simplement et uniquement un "buzz marketing", c'est bien plus que ça.
En effet, je vois par là les prémices d'une future bulle internet comme nous l'avons connue il y a quelques années.
Le danger c'est qu'à l'époque, en peu de temps tout le monde s'est mis à faire des sites web pour n'importe quoi, à n'importe quel prix. Résultat, énormément d'entreprises se sont faîtes avoir par la méconaissance de ce qu'était internet et un site "web". Sans se poser la question essentielle, pourquoi avoir un site ?
Et là, j'ai vraiment l'impression qu'on se dirige à nouveau dans cette direction.
Quand je regarde la quantité astronomiques d'acteurs qui développent et améliorent tel ou tel produit ou service, je reste perplexe.
De prime abord, je me dis "super" ou "en voilà une bonne idée". Mais d'un autre, je réalise qu'à force de tester de nombreuses nouvelles applications, "vendues" ou "proposées" comme web 2.0, je perds pas mal de temps.
Vous me direz que je n'ai aucune obligation de les consulter ou de les tester. Certes, mis à part le fait que je me sente concerné de part mon travail, je reste fasciné par le monde de l'internet, car c'est un média "multi-media complet" facilement accessible. Et je le fais également pour conseiller mes proches (néophytes) sur tel ou tel service (par ex, ou stocker ses photos, quel est le meilleur blog, etc...). Alors, je teste.
Pour terminer, pouvez-vous me dire dans quel but vous, ou les auteurs de billets, ou les lecteurs de ces commentaires, souhaîtez définir le web 2.0 ?
Salutations,
David G.
Posté par: David G le vendredi 08 décembre 2006 à 12:45
Merci PH pour avoir réagi sur cet article... comme tu peux le voir sur Agoravox, ça m'a fait également sauter sur place.
Bravo pour le blog, et bonne continuation !
Posté par: Tim le vendredi 08 décembre 2006 à 12:50
David > Pour répondre à ta question, je souhaite en parler pour avoir une vision concrète de ce qu'on peut en faire. C'est effectivement "nouveau", on voit de "bonnes idées", mais c'est tout. En quoi peut-on en tirer des bénéfice, sur quelque plan que ce soit.
That's all.
Quant à cet article, c'est pour essayer de calmer les esprits et de réfléchir sereinement et avec un minimum de pragmatisme. Comme beaucoup le pensent il y a déjà eu pas mal de vent autour du web2.0, et je préférerai qu'on parte dans un débât constructif ("que peut-on en tirer ?") plutôt que de continuer à batailler sur le terme lui-même et son bien-fondé éthymologique.
Tim > oui oui :)
Posté par: PH Langlois le vendredi 08 décembre 2006 à 13:22
Celui qui le premier a prononcé Web2.0 aurait du écrire une définition quelque part avant.
Il n'existe aucun 'standard' W3c ou définition officialisée à propos du Web2.0. C'est pour cela qu'il veut dire tout et n'importe quoi.
De plus, chaque métier impliqué dans des développements aura sa propre version du Web2.0. Un développeur n'aura surement pas la même idée 2.0 qu'un commercial, un chef de projet ou un resp. marketing...ou un investisseur (et là je pointe peut être la source du principal problème2.0). Et maintenant que les médias et autres pseudo spécialistes (souvent très ignorants mais très bon vendeurs égocentriques) nous bassinent sans arrêt avec ce terme, plus personne n'ose parler d'un site à créer sans y inclure une petite touche 'web2.0'...peut être peur d'une faillite2.0 ?
En tant que développeur, je n'aime pas utiliser ce terme car il donne l'impression que tout ce qui n'est pas estampillé2.0 est complètement dépassé. A mon avis c'est une très grave erreur.
Et pourtant je développe en Flex tous les jours, qui pour moi est vraiment du web2.0 (et oui, je sais, là je fais aussi mon petit marketeux2.0 du dimanche)
L'ajout de petits scripts Ajax peut donner l'impression d'être 'à la mode' mais les qualités premières d'un site doivent être l'efficacité et la satisfaction des utilisateurs.
Vu qu'on parle définitions, ajax veut simplement dire : Asynchronous JavaScript And XML. Y a rien de révolutionnaire là dedans.
D'un point de vue développement, l'utilisation de framework est une bonne chose car ils ont pour but de faciliter les développements.
Le .Net Framework est pour moi la 1re véritable révolution pouvant s'apparenter à du 2.0 dans la manière de développer des sites (mais on aime ou on aime pas). Mais il y a pour tout le monde : Php, Java, Ruby,...qui je vous le rappelle ne sont que des languages.
Malheureusement la majorité des gens ne comprennent que ce qui se voit sur leur écran. Et c'est là un autre point important du problème2.0, bien que la techologie utilisée peut etre la plus belle et la plus ambitieuse (avec tous les efforts pour la mettre en route), le client sera déçu si il clique sur un bouton et qu'il ne voit pas tout bouger sans que la page de doive se recharger.
Pour terminer, ce qui fait la valeur d'un site c'est sa simplicité et surtout la satisfaction de ses utilisateurs (qu'il y aie des animations, de l'ajax ou simplement du beau graphisme bien léché)
Même si Google search est estampillé 2.0, n'oubliez pas que sa page de recherche ne contient qu'UNE image et quelques boutons, et rien d'autre.
Pourquoi ne pas commencer à détailler ce terme2.0 et le décliner par rapport aux technologies et méthodes abordées, genre :
Web2.01a..z : approche marketing
Web2.02a..z: approche commerciale
Web2.010 - 099 revxx : dev (selon les techno utilisées)
etc...
Posté par: Batiaz le vendredi 08 décembre 2006 à 13:39
Attention David avec des remarques de ce genre tu vas vite être traité de gross troll (GT) et te retrouver comme moi déplacé dans un billet planqué au fond du blog. Je te conseille vivement d'adhérer à un certain positivisme quant aux thèmes abordés sur ce blog (j'ai même dû changé de pseudo...). Si tu maintiens cette position je te conseille plutôt de t'inscrire sur http://www.GlobeTrollers.canalblog.com ou tu devrais retrouver des avis convergeants.
Posté par: Marc le vendredi 08 décembre 2006 à 13:49
Marc > Polémiquer pour polémiquer ... je ne vois pas trop l'intérêt.
Chercher à trouver des avis convergeants, pas trop non plus. Pour débâtre, je pense qu'il vaut mieux des avis divergeants.
Quant à la censure, je crois me souvenir que deuxzero a ouvert un billet spécialement pour toi Marc.
Batiaz > "ce qui fait la valeur d'un site c'est sa simplicité et surtout la satisfaction de ses utilisateurs", je suis tout à fait d'accord. Alors justement, est-ce que ce qui se passe dans le web 2.0 peut nous donner des idées pour améliorer ces points ?
Un exemple simple et concret: est-ce bien d'utiliser un tagcloud ? Dans quel cadre ? Pour quelle population ? Qu'est-ce que l'utilisateur va y gagner ? Là ces questions font du sens je trouve.
Posté par: PH Langlois le vendredi 08 décembre 2006 à 14:25
> PH. les tagcloud, oui pourquoi pas pour autant que le site offre un flux d'informations. Mais on ne fait pas tous les jours un Digg ou un Scoopeo.
Comme tu le dis, ce sont les questions qui font du sens. J'ajouterais que les phases de spécifications, indispensables à chaque projet, sont faites pour y répondre.
Posté par: Batiaz le vendredi 08 décembre 2006 à 17:22
Bonjour.
je trouve l'article d'Agora intéressant.
Je me suis construit le point de vue suivant sur le web2.0, sachant que ce point de vue est en contante évolution :
"Le Web 2.0" est une pancarte, une étiquette qui permet de définir pour une personne non expérimentée les dernières évolutions d'internet. Il est nécessaire pour une entreprise qui définit un modèle économique sur les dernières évolutions d'internet de pouvoir les définir aurprès de ses clients et, j'ose dire auprès de sa direction avec un concept simpliste. Le Web 2.0 devient alors le parangon, d'un type d'approche commercial.
Aucun web-développeur, Webdesigner, Intégrateurs et autres Geeks, ayant une culture poussée d'internet, n'a besoin d'utiliser un terme aussi réducteur ou des facteurs d'évolutions qui s'entrecroisent, qui s'accumulent en perpétuelle évolution (sémantique, technique, ergonomie, modèle économique, convergence des médias, musique, vidéos, etc...).
Pour essayer d'être plus clair, le Web 2.0 est né en parrallèle à un accès au haut débit beaucoup plus large, à un matériel informatique moins cher... Bien sur vous pourriez me rétorquer que le haut débit existait déjà avant. Mais je parle là de phénomène de masse, de l'accès au haut débit d'un nombre de personnes suffisamment important pour que le visage d'internet change...
Le haut débit à permis de pouvoir rendre utilisable des technologies, des méthodes de développement, des interfaces, une ergonomie, qui existaient de manière latente, mais qui faute de débit suffisant ne pouvaient pas faire l'objet de modèles économiques cohérents.
Je ne vois donc rien de "révolutionnaire" dans le Web 2.0, mais la simple maturité de ce que nous attendions tous, le fait de pouvoir créer des services avec l'idée réelles que nous nous faisons de ce service (multi-utilisateur, multi-plateforme, ). Je ne vois rien d'étonnant à ce que ce soit des entreprises (besoin d'étiquetter un ensemble de précédés) qui lui ai trouvé une dénomination, limitative, forcément mais qui à le mérite pour un grand nombre de néophite de séparer le web1.0 (bas débit / faible nombre d'internautes) et le web2.0 (haut débit / grand nombre d'internautes).
D'ailleurs la même pancarte "web 3.0" est en train d'être poussée par des stars du blog totalement intéressées (entrepreneurs) telle que Loïc Lemeur sur différents sites (voir 01net), pour la simple est bonne raison que le terme web2.0 est déjà trop largement diffusé et que pour se démarquer il leur est nécessaire de se positionner comme des précurseurs permanents à travers cette définition... Dommage...
Cela n'enlève rien à la richesse réelle de ce qui se cache derrrière le Web 2.0. une définition peut cacher, on le voit tous d'après le nombre de commentaires sur ce simple "concept", la complexité de ce qu'il cache.
En espérant être a peu près clair ^^
Yvan
Posté par: yvan le vendredi 08 décembre 2006 à 17:27
J'ai trouvé vos explications remarquablement claires et j'adhère vraiment à votre vision dans sa globalité.
La seule remarque (oui il en faut quand même une) c'est sur les "pro" qui n'ont pas besoin de ce terme: comme je l'avais dis lors de mon premier article, je suis ergonome chez un éditeur de logiciels développés sur plateforme web. Donc j'exécute bien ma profession dans un domaine informatique & web. On peut donc considérer que je suis bien un "pro". Or ce terme m'est pratique pour parler de manière globale avec des non-geeks.
Avec des développeurs & autres geeks en revanche, je n'ai effectivement aucun besoin et surtout aucun intérêt à mentionner ce terme, au risque de me faire lyncher ;)
Mais encore une fois, quel mal y'a-t-il à expliquer à des non-experts (je préfère ce terme, plutôt que "pro") des choses de manière simple - dans le sens simplifié et non simpliste.
Je crois avoir déjà lu quelque part une analogie à la médecine (désolé, je ne sais plus de qui): quand je vais voir mon médecin, j'attends de lui qu'il me soigne et m'apporte conseils. Il va alors en général utiliser des analogies et rester loin des termes techniques employés entre professionnels.
Je trouve cette analogie pertinente, surtout dans la mesure où le médecin ne va pas chercher à me cacher des choses mystiques, mais à m'informer de ce que je suis capable de comprendre. C'est pour cela qu'expliquer à un marketeux le fonctionnement d'xmlhttprequest ne fait pas de sens. Lui expliquer en revanche que l'utilisateur aura dans un contexte qui le nécessite un rafraîchissement discret des données fait beaucoup plus de sens.
Vous allez me dire que c'est très bien et que là dedans je n'ai pas utilisé le terme "web 2.0"! Et c'est en ça que je vous rejoins sur l'utilisation de ce terme comme "pancarte" ou si je pousse le vice, comme "tag" ;) C'est un thème de discussion, comme un autre, autour duquel nous pouvons débâtre.
Et donc comme vous le dites, ca "n'enlève aucune richesse réelle de ce qui se passe derrière" :)
Quant au terme "révolution", je considère que c'en est une malgré tout - à son niveau - car l'avènement du haut débit a été relativement rapide.
Finalement, on ne bute que sur les termes!
Posté par: PH Langlois le vendredi 08 décembre 2006 à 18:59
Vers un web 3.0
Le web 2.0 et le web 3.0 ou 3D (pour reprendre l’expression de Michel Leblanc : la 3D est le futur du web ) qui lui fera suite ne sont que les préludes de changements sociaux plus importants (Voir par exemple dans la même logique, le rapport Lévy-Jouyet remis à Thierry Breton sur l’économie de l’immatériel).
Nous sommes sans doute à l’aube de profondes mutations de l’économie et du capitalisme avec des conséquences au niveau de l’organisation du travail (travail collaboratif), du social (réseaux sociaux) et du politique (démocratie participative) qui devraient au final donner une plus grande liberté de choix à l’individu (fin de la société de consommation et de la société de masse, passage à la société de la connaissance et de l’intelligence collective).
Mais les changements de paradigmes socio-économiques se font aussi souvent dans la douleur car la résistance au changement est bien là.
C’est dans cette logique d’innovation sociale qu’il faut imaginer des outils collaboratifs qui ont un potentiel de changement des pratiques. La tâche est ardue, les résistances sont nombreuses, mais au final le projet est vraiment porteur :
- E-learning d’abord pour changer les apprentissages en replaçant l’individu au cœur du savoir et en lui donnant la maîtrise de ses savoirs,
- Travail collaboratif et réseaux sociaux ensuite pour replacer l’individu au cœur des pratiques sociales (travail, loisir, consommation).
Sans oublier bien sûr la dimension politique qui reste le sens de l’humain (car que faire de cette plus grande liberté de choix qu’apporte la technologie ?).
C’est là qu’on peut rejoindre aussi le concept d’éco-innovation, de l’innovation orientée développement durable.
Ces outils sont web et 3D. Pourquoi ?
Plutôt que de parler de web3D, ou web 3.0, le concept que je souhaite mettre en avant est celui d’environnement virtuel collaboratif ou de manière plus simple, d’ »image habitable » :
« Habiter une image, c'est comme habiter une maison : on y entre, on y reçoit, on y partage, on y travaille, on s'y repose, on la construit, on l'emménage, on l'agrandit, on la range, on la dérange. La seule différence, c'est que l'image qu'on habite n'a pas de matérialité, ou plutôt sa matérialité est changeante : tel mur n'est pas constitué de ciment, mais se trouve être une parcelle de surface magnétique quelque part sur un disque dur, mais aussi quelques transistors d'un ordinateur, mais aussi quelques états électriques d'un câble coaxial, et pour finir quelques électrons dans le tube cathodique de votre moniteur. Réel ou virtuel, là n'est plus la question, car tout ce que vous faites dans cette image, c'est-à-dire tout ce que vous communiquez dans cette image est bien réel : ce que vous faites aux autres, ce que vous dites aux autres est aussi réel que si vous utilisiez un support matériel. On parle souvent de "l'âme d'une maison", en évoquant en fait les traces que les habitants et les visiteurs y laissent. Il en est de même pour l'image qu'on habite : elle est marquée par la vie qui s'y organise. ».
On l’aura compris, ces environnements web 3D sont donc de vrais lieux de vie, multiutilisateurs, des environnements riches, conviviaux, multimédia et qui donnent véritablement sens à l’idée de convergence (voix, données, images). La 3D n’étant qu’une fonction parmi d’autres (car l’environnement 3D est le contexte naturel des échanges et des rencontres) telles que des fonctions réseau, audio, vidéo, web, sql…nécessaires à la mise en place de solutions collaboratives en ligne.
Ces environnements s’inscrivent dans une logique UGC (User Generated Content), à charge pour leurs occupants de les personnaliser et d’i-maginer les modes de vies et d’interactions qu’ils pourront avoir en leur sein.
Des environnements qui font appel à de nouveaux « architectes du virtuel », des architectes soucieux d’écologie et de développement durable, des architectes soucieux d’esthétique mais aussi de sécurité informatique et du respect de la vie privée. Des architectes dont les compétences sont tant la maitrise des réseaux, de la sécurité, des bases de données et de la programmation que celle de la conception et du développement 3D, de l’animation d’avatars, du design 3D et du sens de l’esthétique.
Autour de ces environnements, c’est un véritable écosystème qui peut se mettre en place : implication de la communauté des développeurs et des infographistes 3D pour designer et meubler ces mondes 3D, des sponsors et publicitaires pour financer les environnements grands publics ouverts, de partenaires pour commercialiser les environnements privatifs.
Les environnements virtuels collaboratifs ne remplaceront jamais les environnements réels et leurs modes d’interaction spécifiques mais ils permettront surement de s’en rapprocher et d’offrir ainsi une meilleure qualité de vie, une plus grande facilité de communication, d’interaction et de collaboration entre personnes distantes, plus de souplesse et d’autonomie au travail, des possibilités nouvelles d’apprendre de développer et de partager ses connaissances.
La société de la connaissance et de l’intelligence collective qui est notre futur à tous et que la commission européenne a fixé comme objectif pour 2010, repose sur ces technologies collaboratives et temps réel et sur les architectes du virtuel qui bâtiront de tels environnements collaboratifs.
Philippe PERES
Posté par: Philippe PERES le dimanche 10 décembre 2006 à 23:24
Je trouve très intéressante cette notion de maturité du web, grâce à la démocratisation du haut débit (1 français sur 2 seulement tout de même).
Au delà, je rejoins PH Langlois, nous butons sur des termes. Est-ce une vraie "révolution"? Une simple "évolution"? Une pancarte marketing? Un truc de geek? J'ai le sentiment que les divergences sur le fond même du concept se font de plus en plus rares dans nos communautés, merci (en partie bien sûr) à deuxzero.com
Posté par: Etienne le mardi 12 décembre 2006 à 22:56
Web 2.0: halte aux analyses hâtives et fumeuses par Etienne
octobre 2007
Le Blog de groupe Reflect
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