« Dessine-moi le Web deux zéro » s’est demandé ces derniers temps si la chose 2.0 était à ce point admise qu’il n’y aurait plus rien à en dire. 2.0, le simple label de l’actuel ? Ainsi les Inrockuptibles viennent-ils de publier un article « l’université 2.0 » (numéro 599 du 29 mai 2007) dans lequel est fait l’éloge de deux établissements, le Collège de France et l’ENS, qui mettent à disposition de leurs publics des enregistrements podcastables de conférences. Deux établissements, pas n’importe lesquels, monuments parisiens, quasi sans étudiants, en tout cas différents de l’université ordinaire, faite des 17 universités « de masse », qui assume en Île-de-France l’essentiel des 300 000 étudiants.
Un Web 2.0 universitaire, c’est un modèle idéal de changement des universités, par l’intérieur. Mais une base vidéo podcastable, si riche, si prestigieuse qu’elle soit, cela ne suffit peut-être pas à apposer le fameux label. Même si cela fait un joli titre, ce qu’on ne reprochera pas aux Inrocks, loin de là.
A condition qu’on aille un peu plus loin. L’université 2.0, ce n’est pas seulement une technologie apparentée au Web 2.0, introduite à l’université, c’est une université qui tire parti de sa nature de réseau humain savant, pour animer son territoire et jouer un rôle moteur dans l’économie numérique.
Les « Autorités du texte » sont-elles compatibles avec le 2.0 ?
Dans la communauté Dessine-moi le Web 2.0, vos différentes définitions du Web 2.0 semblent s’accorder sur quelques points.
Or dans les deux exemples choisis par les Inrocks, qui se mettent comme tout un chacun sous l’inévitable haut patronage du MIT ,la technologie Web2.0 semble aboutir à un renforcement de l’autorité du Texte.
Dans ces deux exemples, il n’y a pas de dispositif communicationnel 2.0 enrôlant le récepteur comme acteur. Les situations de communication inégale (Je parle, tu m’écoutes) ne sont pas remodelées. La Voix du Maître reste seule à mériter la publication. Nous, nous pensons que nous remettrons en travail cognitif productif certains étudiants, quand nous leur ferons une place, en discours, sur des espaces universitaires publics, des espaces Web2.0.


Oublions pas de citer les UTLS :)
http://www.canal-u.com/canalu/chainev2/utls/
qui ont une demarche trés bien aussi :)
Ou voir :
http://arnaudvelten.wordpress.com/2007/03/08/education-nationnal-open-source/
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Posté par: Velten Arnaud le mardi 19 juin 2007 à 15:38
L'UTL, c'est effectivement exemplaire d'une université ouverte. Comme les amphis sont enregistrés dans notre université, j'ai pu suivre le trafic très important que les requêtes concernant l'UTLS génèrent. Les colloques, conférences, de façon générale, sont une belle porte d'entrée des universités. Mais l'UTLS est un modèle à part, magnifique.
Posté par: sophie Pène le mardi 19 juin 2007 à 18:07
Les Inrocks donnent le label 2.0 à deux établissements universitaires « podcastables » par sophie Pène
octobre 2007
Le Blog de groupe Reflect
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